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>>ST23 Résister aux pratiques policières et violences d’État

Responsables de la ST : 

  • Anthony PREGNOLATO (Université Paris Nanterre) – a.preg@protonmail.com
  • Paul LE DERFF (Université de Lille) – paul.le-derff@univ-lille.fr
  • Magda BOUTROS (Brown University) – magda.boutros@u.northwestern.edu

Appel à communications : 

La police comme fonction « chargée [du] contrôle et [de] la prise en charge de l’activité des hommes » (Foucault) s’impose au fil de la construction des États comme l’institution détentrice du monopole de la violence physique légitime et contribue ainsi à la production de l’ordre social (Gauthier et Jobard). Cette relation de domination induit une relation de résistance, pouvant prendre des formes « déguisées, des formes infrapolitiques» ou « ouvertes et déclarés » (Scott). Cette ST interroge les formes de résistances aux pratiques policières dans différents pays.

Par exemple, suite à des brutalités policières, parfois mortelles, émergent par moment des rébellions urbaines, des mobilisations de victimes pour la « vérité et justice », ou des collectifs (Hajjat, Rea, Talpin, Waddington). Des associations et ONGs dénoncent aussi des contrôles de police discriminatoires ciblant des groupes sociaux marginalisés en raison de leur classe sociale, de leur couleur de peau,  ou  du  territoire  (Jobard  et  Lévy). Au-delà de cette « police du quotidien », les contestations politiques font aussi l’objet de répression policière (Codaccioni). Dans un contexte de militarisation du « maintien de l’ordre » depuis les années 2000 (Fillieule et Della Porta), la contestation des violences policières devient de plus en plus centrale dans les mouvements protestataires. Enfin, depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, des politiques dites « anti-terroristes » se multiplient dans plusieurs pays, donnant lieu à des mesures « d’exception » qui tendent à accroître les violences policières préexistantes et à s’installer dans la durée en favorisant une généralisation du contrôle de la société (Coddacioni). Que ce soit dans des régimes dits autoritaires ou ceux dits démocratiques, des associations et partis d’opposition dénoncent de plus en plus des atteintes à « l’État de droit ». De plus, en  raison  du  peu  de condamnations  de  violences  policières  (Codaccioni),  victimes  et militant·es tendent à dénoncer une « impunité » policière.

Ce constat invite à étudier les conditions de possibilités des résistances aux pratiques policières dans diverses configurations nationales et locales. Il amène à interroger les modes de politisation et de médiatisation de ces résistances, leurs effets sur les modes d’actions, leur articulation avec divers types d’inégalités (classe, race, genre), la remise en question de la légitimité de l’action policière par le droit, et l’existence de modes alternatifs de régulation sociale sans police. La ST est particulièrement sensible à la variété des approches scientifiques, à la diversité des terrains d’enquêtes, ainsi qu’aux regards et comparaisons socio-historiques.


The police as a mode of “control and management of humans’ lives” (Foucault) has become, as state building progresses, the institution holding a monopoly over legitimate physical violence, thereby contributing to the production of the social order (Gauthier and Jobard). This relation of domination leads to relations of resistance, which can take infrapolitical forms or open and public ones (Scott). This thematic section interrogates the forms of resistance against policing practices in different countries.

For example, following instances of (sometimes deadly) police brutality, there emerges at times urban rebellions, victim-led movements for “ truth and justice”, and activist collectives (Hajjat, Rea, Talpin, Waddington). Non-governmental organisations also campaign against police stops that discriminate against social groups marginalised because of their social class, skin colour, or place of residence (Jobard and Lévy). In addition to resistance against “everyday policing”, political movements are also subject to police repression (Codaccioni). In a context of increased militarisation of protest policing since the 2000s (Fillieule and Della Porta), denouncing police violence has become more and more central to protest movements. Moreover, since the 9/11 terrorist attacks in the United States, so-called anti-terrorist policies are proliferating, and produce “emergency measures” that tend to increase pre-existing police violence and that get maintained over time, thus leading to a generalisation of societal control (Codaccioni). In both so-called authoritarian regimes and so-called democracies, organisations and opposition parties increasingly condemn violations of the rule of law. Further, because of the dearth of convictions for police brutality, victims and activists often denounce “police impunity”.

This opens up questions about the conditions of possibility of resistance to policing practice in various national and local contexts. It calls for interrogating the ways in which these forms of resistance get politicized and mediatized, their impacts on collective action strategies, their articulation with various forms of inequality (class, race, gender), the role of law in questioning the legitimacy of police action, and alternative modes of social regulation without the police. The thematic section welcomes papers using a variety of scientific approaches and field sites, as well as comparative and historical analyses.

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