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>>ST24 Construction de l’Etat et genèses de la politique – Les résistances à l’universel étatique

Responsables de la ST : 

  • Fabien CARRIE (Université catholique de Louvain) – fabien.carrie@uclouvain.be
  • Nicolas TARDITS (Université Paris Nanterre) – nicolas.tardits@gmail.com
  • Cédric PLONT (Université Paris Nanterre) – cedric.plont@gmail.com

Appel à communications : 

L’émergence des formes modernes et bureaucratisées des Etats s’est accompagné du développement d’un courant de réflexion quant aux articulations entre construction de l’Etat et structuration de modes de pensée, de valeurs et de systèmes culturels « universels », intégrant l’ensemble des agents et des groupes constitutifs d’un ensemble social et d’une unité nationale donnés. Depuis les conceptions hégéliennes d’un Etat porteur d’universel nécessaire à la cohésion de la « société civile », jusqu’aux détournements par Bourdieu de la définition wébérienne de l’Etat, conçue dans cette nouvelle acception d’abord et surtout comme instance détenant le monopole de la violence symbolique légitime, comme un principe de production de représentations du et sur le monde social, sont ainsi suggérées au chercheur en science politique de fécondes perspectives d’études, au croisement entre histoire sociale des idées et analyse sociogénétique de l’Etat.

Cette section thématique se propose, plus spécifiquement, de se focaliser sur les résistances au

« processus d’universalisation » par lequel une idée politique, point de vue parmi d’autres possibles, advient progressivement, une fois saisie par les groupes et les agents qui représentent et se réclament de l’Etat, comme impensé intériorisé, principe de vision et schème de classement naturalisé, intégré à un habitus social. L’enjeu est ici de faire tenir ensemble dans des travaux de sociologie historique du politique plusieurs exigences a priori contradictoires et difficilement conciliables.

Il s’agit, d’une part, d’articuler une micro-analyse soucieuse des enjeux de luttes externes et internes aux champs dans lesquels sont produits les idées et dont ces dernières en partie résultent, avec une macro-analyse attentive à la pluralité des configurations et de leurs évolutions. D’autre part, pourront être croisés l’étude comparative des spécificités morphologiques des Etats et l’examen des logiques de transferts transnationaux.

Les travaux présentés pourront s’inscrire dans trois axes de recherche permettant de rendre compte de l’ensemble du processus à la fois dans la production de l’universel étatique, son intériorisation et sa contestation.

  1. Les luttes et résistances incombant à la production des idées politiques. Comment des savoirs, des représentations et des concepts sont le produit de luttes internes à un champ et issus d’arrangements, de concurrences et de mobilisations collectives entre groupes sociaux au sein de l’espace public ? Comment ces espaces concurrents de création à partir desquels sont constitués des principes de vision alternatifs et critiques, des modalités de résistance et de contestation de la pensée d’Etat, contribuent, en retour, à sa redéfinition ?
  2. L’analyse des dynamiques d’intégration d’idées à une pensée d’Etat. Comment ces idées politiques deviennent progressivement, une fois réappropriés par les agents et les institutions de l’Etat, de l’officiel et des évidences impensées, du « c’est ainsi » et du « toujours là », renvoyant à l’indignité, à l’impossible et à l’impensable toute une série de représentations et de points de vue ?

L’étude des modalités et logiques de résistance à l’imposition d’un universel étatique. La

sanction étatique des luttes symboliques entre des conceptions et des définitions antagonistes, la légitimation de certains concepts et représentations par l’Etat, n’impliquent pas toujours la fermeture de l’espace des possibles. Certains groupes et agents dans des configurations spécifiques peuvent opposer à la pensée d’Etat, aux représentations et aux définitions qu’elle légitime, des systèmes symboliques et idéologiques antagonistes à prétention universelle, fondé sur la religion, la morale ou le caractère national ou régional. En quoi les modèles d’agencement des Etats, centralisé ou décentralisé, conditionnent l’efficacité et les chances de pérennisation de ces formes de résistance à l’universel étatique ?

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